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Des temps difficiles La crise, puisqu'il faut l'appeler par son nom, n'est pas sans conséquence sur la vie de nos associations. Par exemple : au niveau national, la nouvelle administration ARS (Agence Régionale de Santé ex DDASS) n’a proposé aucun appel à projet pour 2011
sur le département des Yvelines nous concernant et n’en proposera
probablement pas pour 2012. Nous attendons avec quelque impatience la
réalisation du 3ème schéma d’organisation médico-social des Yvelines qui couvre la période 2009 à 2013 ! Comment
dans ces conditions pouvons nous continuer à jouer notre rôle qui est
d'être à l’écoute des personnes en difficultés que nous accueillons,
faire remonter leurs besoins et préparer de nouveaux projets ? Faut-il,
et cela paraît probable, faire appel à la générosité publique, au
mécénat du secteur privé, notre « autorité de tarification » n’ayant
plus de moyen financier ? Autre exemple : le problème des personnes handicapées vieillissantes
ou n’ayant plus de familles qui doivent, du fait d'une réglementation
surannée, quitter leur foyer d'hébergement lorsqu'elles ne peuvent plus
travailler à l’ESAT. Pour aller ou ? Au
mieux dans quelques foyers de vie au fin fond du Département. (Il y
aurait, nous dit on, encore des places vacantes). Coupé de tout lien
avec leurs relations et amis et au milieu de personnes plus lourdement
handicapées.
Autre exemple : la taxe sur les transports. Dans les Yvelines, elle correspond à 1,40 % de la masse salariale soit 75 000 €
pour La Rencontre. Elle doit être payée au STIF (syndicat des
transports d'Île-de-France) par les entreprises et associations
employant du personnel. Jusqu'à maintenant nous bénéficions d'une
dérogation en tant qu'adhérent à une structure nationale reconnues
d'utilité publique : l’UNAPEI. Cette année cette dérogation est
brutalement supprimée. Qui va payer ? Pas l’ARS, ou le Conseil Général
qui n’ont pas de budget. Notre seule variante ajustable est la qualité
de l'accueil pour les personnes en difficulté. Arrêtons
cette liste que l'on pourrait prolonger encore. Plutôt que de crier
« haro sur le baudet » les associations s’organisent, se
regroupent pour être plus compétentes et plus fortes et s’adapter à
cette nouvelle situation. Il faut aussi que les familles soient plus nombreuses à adhérer à l'association la Rencontre
pour augmenter notre représentativité et compléter l'équipe restreinte
(trop restreinte vue l’ampleur de la tâche) actuellement aux commandes. En espérant que mon appel soit entendu et que l’année 2012 voie affluer les demandes d’adhésion à La Rencontre. Au
nom du Conseil d’Administration et mon nom personnel, j’adresse à
toutes les personnes accueillies, les familles, les professionnels tous
nos meilleurs vœux pour l’année 2012. Georges AITKEN Président
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